Triptyque Mondial

 

 

 
 
Trois tours du monde … en avion.
 
Hervé  Caumont

Sommaire

 

Sommaire.. 2

Préface.. 4

Voyage Initiatique.. 5

L'Afrique Noire. 6

L'Europe. 17

Rêves de Polynésie aux îles Hawaï 20

L’Amérique et ses Etats unis. 28

Made in Japan.. 40

De Maurice à la Réunion sur l'Océan Indien.. 47

Les Antilles. 50

Voyage Sympathique.. 61

L'Afrique du Nord.. 62

L'Europe historique. 67

Polynésie Française. 70

Welcome in USA.. 76

Made in Asia.. 100

Océan Indien et ses shells (Seychelles) 109

Amérique du Sud.. 114

Voyage Magnifique.. 121

L'autre côté du Monde (Australie) 122

L'Europe occidentale. 130

Pacifique. 134

Sud de l'Amérique du Nord.. 137

Made in Korea.. 154

Asie' îles. 159

Amérique centrale. 165

Conclusion.. 171

Annexes. 173

Glossaire et conseils. 173

Sites Web.. 174

Liste des Pays. 175

Cartes. 178

 

 

 

 

 

Après « Triptyque Tropical », récit d’aventures par lequel Hervé nous a fait découvrir les Antilles à bord de ses voiliers, ce carnet de voyages raconte tout aussi sincèrement ses pérégrinations aériennes.

 

Deux tours du Monde d’Est en Ouest, un troisième d’Ouest en Est, 50 pays visités, 250 hôtels, 1000 décollages en avion, autant d’atterrissages ;-),  plus d’un million de kilomètres parcourus, et pas toujours de tout repos, Hervé vous racontera ces vies de touristes ou d’aventuriers.

 

Anecdotes véridiques vécues aux quatre coins du globe : poker à Végas, surf à Hawaii, trafic de pierres précieuses en Asie, équitation en Egypte, roulette à Macao, 4x4 ensablé, billet d'avion volé, passeport détérioré et autres problèmes avec les autorités, ce livre vous captivera et vous poussera à vous évader.

 

De découvertes en émerveillements, de mésaventures en conseils, de réflexions en idées,  il vous donnera des ailes.

 

Rencontres ou solitudes, cocotiers ou immeubles, sable blanc ou macadam, eaux turquoises ou déserts, langoustes ou larves, ti-punchs ou caipirinha. Bref, toutes les différences et les similitudes de notre petite planète bleue.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Préface

 

 

Essentiellement entre 1989 et 1998, j'ai parcouru notre planète en long en large et en travers, en effectuant 3 tours du monde complets et un grand nombre d'autres voyages moins rectilignes, plus classiquement avec un Aller et un Retour.

 

Pour des raisons littéraires, l'ordre chronologique n'est pas scrupuleusement respecté et j'ai aussi parfois regroupé plusieurs voyages réalisés vers la même destination, en un seul, afin de ne pas perdre le lecteur.

 

A cette époque, nous sommes avant le 11 septembre 2001, avant les dérégularisations du transport aérien, avant ce que l'on appelle aujourd'hui "la Mondialisation".

 

De ces faits, prendre l'avion était pur plaisir. Pas ou peu de risque d'attentat, pas ou peu de risque d'accident, un confort parfois épicurien. Hong Kong est un vrai pays indépendant et les Twins (World Trade Center) sont les plus grandes tours du Monde.

 

Le dépaysement y était aussi plus facile que de nos jours où les capitales mondiales se ressemblent de plus en plus avec leurs MacDo, Toyota, Coca, Sony, Métro, Mobiles, et j'en passe et des meilleurs.

 

Restent les villes plus éloignées, les campagnes, et les îles où il fait bon vivre dans une région inconnue. Car voyager, c'est avant tout vivre.

 

 


 

Voyage Initiatique

 

           

Mon premier tour du monde en avion date de 1990. Ses principales escales étaient Paris, Tokyo, Papeete, (Tahiti, Bora-Bora, Moorea) et Los Angeles. Donc cap à l'Est non-stop !

 

            L'idée de faire un tour du Monde est venue du fait que j'avais prévu de faire un voyage en Polynésie Française, presque à l'autre bout de la planète. Mais peu de temps avant de partir, des raisons professionnelles m'ont recommandé l'aller à Tokyo, alors second site pilote après Londres pour un logiciel sur lequel je travaillais.

 

            Aller à Tokyo loin vers l'Est pour repartir un peu après à Papeete loin vers l'Ouest m'est apparu un contre sens quand j'ai découvert la distance directe entre Tokyo et Papeete et qu'une ligne aérienne existait.

 

            Il a fallu du temps et de la persévérance à son émetteur, pour réaliser ce billet d'avion "Tour Du Monde", assez rare à l'époque, où les taxes d'aéroport existaient déjà, même si d'un montant plus raisonnable que de nos jours.

 

            Le passage de la "ligne de changement de date" m'amusa assez pour que je prenne goût à cette idée de voyager sans faire d'aller et de retour. Je vécus ainsi deux fois le 15 mars 1990, une fois au Japon, et une seconde fois à Bora Bora.

 

            Je connus ainsi 366 jours en 1990, grâce à ce TDM, comme disent les plaisanciers. Des explications détaillées sur les raisons de ce gain d'une journée suivront.


L'Afrique Noire

 

 

Ce premier grand voyage fait suite à de nombreux vols entre Paris et Nice dont les premiers effectués en tant que "UM" (Unaccompanied Minor; en réalité, enfant de moins de 12 ans non accompagné) et quelques vols plus originaux comme des allers simples Caracas->Pointe à Pitre, St-Martin->Pointe à Pitre ou Pointe à Pitre->Paris de l'époque du voyage initiatique de "Triptyque Tropical".

 

En septembre 1989, un ami vivant en Martinique m'invite chez son père à Abidjan et malgré des vols complets, j'accepte avec enthousiasme l'invitation. En passant par Madrid, je trouve une place à bord. Ce sera donc Nice-Madrid par Air France, suivi d'un Madrid-Las Palmas-Abidjan sur Ibéria. Le retour se fera plus normalement sur UTA via Paris.

 

Le dépaysement commence donc aux escales espagnoles et sur le vol Ibéria qui affiche complet. L'arrivée à l'aéroport d'Abidjan finalise la déconnexion. On descend directement sur la piste où il fait très chaud et humide. Il fait déjà nuit et on passe un premier contrôle où on nous demande notre carnet de vaccination international avec le tampon obligatoire du vaccin contre la fièvre jaune.

 

Ceux qui n'ont pas ce document sont aiguillés d'office vers une tente où on les vaccinera à la chaîne comme on le faisait en ce lieu et époque... et leur joie ne s'arrêtera pas là. On nous prend d'office nos passeports. Comme je n'aime pas laisser mon passeport à qui que ce soit, je vérifie bien qu'ils fassent ainsi à tout le monde et que l'on n'a pas le choix. "On vous les rendra. Bienvenue à Abidjan".

 

            L'épreuve de la récupération des bagages en même temps que de chercher du regard ceux qui m'accueillent est assez typique. Plus de 400 passagers dans une salle non feutrée, non climatisée, brute de décoffrage ! Avec beaucoup de bruits, de cris. De l'autre côté de la limite douanière, des escaliers avec quelques centaines de personnes, et enfin le visage familier de mon ami Jean-Marc.

           


            Alors que je n'ai pas encore récupéré mes bagages, un attroupement se forme dans un coin de la salle, vers la sortie. Comme on me fait signe d'aller y voir de plus près, je tente de m'avancer, comme on s'approche de l'étal d'un marchand sans savoir ce qu'il vend, mais motivé par le rassemblement. Sans réussir à me rapprocher du centre, je comprends que c'est là où nous sont rendus nos passeports, vu la mine réjouie des heureux qui ont récupéré leurs papiers et les gardent bien en évidence en hauteur et à bout de bras en allant vers la sortie.

 

            Je suis perplexe et hésite entre mon passeport et mes bagages. Une foule des deux côtés, et le risque de se faire voler ses bagages si on arrive trop tard. J'essaie de comprendre comment nous sont rendus nos passeports, si on est appelé, dans quel ordre, comment sont-ils rangés. Vu le nombre de questions sans réponse et l'importance du dit document, je fonce vers le marchand de passeport.

 

            Je me faufile, pousse un peu, joue des coudes et arrive à une grande table où régulièrement, un douanier jette un tas de passeports en vrac. Et chacun cherche le sien dans la pile comme on cherche une vieille carte postale chez un brocanteur du marché du dimanche. Je suis surpris, étonné, puis énervé et en colère. Je cherche mon passeport, en prend un, l'ouvre, lit le nom à haute voix, et si quelqu'un répond, je lui tends.

 

            Avec plus de 400 passeports en vrac sur une grande table, je vous laisse imaginer le désordre. Certains livrets tombent même de la table, par terre. J'ai cru entendre mon nom et déjà le passager repose ce passeport qui n'est pas le sien. Je saute sur le tas devant lui en bousculant quelques personnes et attrape ce passeport... qui n'est pas le mien.

 

            Je prends donc une pile d'une dizaine de passeports, proche de l'endroit où j'ai entendu prononcé ce qui ressemblait à "Caumont" et ouvre chaque passeport, lit le nom à haute voix, le tend au veinard qui s'est reconnu avec une pointe de jalousie ou le repose avec dédain de n'avoir pas encore réussi à sortir de ce mauvais piège.

 

Beaucoup de passeports ont le nom directement sur la couverture grâce à une étiquette autocollante. On en comprend l'utilité quand on a vécu cette expérience. Alors que je me résigne, je trouve enfin mon gros passeport bleu sans étiquette et file vers les bagages.


            Après l'épreuve du vaccin contre la fièvre jaune et celle du passeport, celle de la récupération des bagages est la moins stressante. Je me demande alors si certains passeports ne sont pas volés. On me répondra qu'on en a besoin pour sortir de la salle et que les voleurs ne devraient pas avoir le temps de changer la photo; "devraient"...

 

            Mes bagages arrivent enfin et je me dirige vers le contrôle de sortie qui est relativement fluide comparé à la récupération des passeports en vrac. Mes amis sont là et je leur fais part de cette gestion incroyable des papiers d'identité  et ils me répondent : "Bienvenue en Afrique". Ils y sont habitués, au point d'avoir oublié de me prévenir d'étiqueter mon passeport comme on étiquette ses bagages en soute : de façon bien visible et reconnaissable.

 

            Il semblerait que depuis, le contrôle des passeports à Abidjan soit plus classique. On ne s'en sépare plus pour le récupérer avec les autres sur une table. On le garde avec soi. Je n'ai d'ailleurs plus jamais eu à refaire cette expérience, même si j'ai eu droit à d'autres variantes...

 

            Comme nous sommes en période de rentrée scolaire, les fonctionnaires ont besoin d'argent, et les contrôles zélés sont donc fréquents. Dans la voiture, on cache donc mes bagages mais surtout, on me cache moi aussi ; "baisses la tête" ! Et oui, sur cette route, s'ils nous arrêtent, on risque de perdre beaucoup de temps, ou alors un peu d'argent ;-)

 

            Le stress de l'arrivée est géré de façon à redescendre progressivement... doucement. Enfin nous arrivons en "zone 4", chez mes hôtes qui ont une belle maison et dont l'accueil fut très chaleureux. Femmes de ménage, cuisinière et même chauffeur, la plupart des expatriés ont un train de vie confortable.

 

            Avec mon ami Jean-Marc, nous avons déjà navigué des Antilles aux îles Anglo-Normandes en passant par la Bretagne et sommes donc parés pour l'Aventure. Et ce n'est pas un hasard si l'Afrique compte autant d'aventuriers qui s'y plaisent. Plus de libertés au prix de plus de dangers.

 

            Ce soir du 16 septembre 1989, la mère de Jean-Marc nous téléphone de Guadeloupe alors que le cyclone Hugo menace sérieusement leur maison. Pas vraiment rassurant comme communication. Après Hugo, la ligne sera coupée durant plusieurs semaines, l'électricité aussi.

 

           


            Après quelques promenades à Abidjan (Cocody, Treichville...) et visite de sa proche région, nous partons pour la capitale Yamoussoukro. En effet, Abidjan est seulement la capitale économique, mais Houphouët-Boigny étant né à Yamoussoukro, il a fait de sa ville natale la capitale administrative et officielle, le 21 mars 1983.

 

            Non seulement il a transformé un village en capitale, mais il a fait construire une autoroute depuis Abidjan. Très peu de circulation dès que l'on s'éloigne d'Abidjan, et comme notre ami fait ce déplacement pour son travail, nous roulons à vive allure. Alors que nous suivons de loin une autre voiture qui roule à la même vitesse que nous, un troupeau de chèvres apparaît soudain sur l'autoroute.

 

            Impossible à voir avant d'être sur le haut de la colline, mais le spectacle de cette descente sur une voie recouverte d'animaux ne surprend pas trop notre chauffeur qui est immédiatement debout sur les freins. De 180 km/h à l'arrêt, il faut beaucoup de temps et de distance, qui manqueront à la voiture qui nous précédait. Elle percute violemment quelques chèvres dont certaines voleront par-dessus le toit, un peu comme dans un dessin animé.

 

            Mais cela nous dégage un chemin dans lequel nous nous faufilons sans dommage en nous assurant qu'il n'y ait pas de blessés humains malgré la très mauvaise mine de l'autre véhicule. "C'est l'Afrique !", expire notre conducteur en guise de soulagement de s'en être bien sorti.

 

            Comment empêcher les gens de continuer leur vie comme avant cette autoroute assez récente ? Alors que les routes et autoroutes se sont fait progressivement dans les pays développés, ici, sans étape, apparaît une autoroute dont on ne peut sécuriser les accès sur toute la longueur pour des raisons économiques.

 

            Comment interdire à ce paysan de ne plus faire les mêmes déplacements avec son troupeau ? Pire, au retour, dans la périphérie d'Abidjan et alors que l'on fait une petite course avec une BMW, surgit une pirogue portée par quatre  pécheurs. Ils traversent à pied l'autoroute pour rejoindre la lagune. La BMW s'encastra dans un autobus et un petit carambolage s'en suivit. Comment faire comprendre que ce ruban de béton est un mur infranchissable ?

 

           


            Alors que l'autoroute de 2 fois 2 voies séparées se transforme en une petite route, sans carrefour, sortie ou autre habituelle raison, les derniers kilomètres permettent d'accéder à la capitale. A l'inverse, la petite "2 voies" se retransforme sans aucune transition en un boulevard de 8 voies de large.

 

            Yamoussoukro est une ville nouvelle extrême. Des immenses boulevards superbement éclairés. Des blocs carrés à l'Américaine. Une basilique plus grande que celle de Rome, payée sur la caisse personnelle du président. Des bâtiments et des parkings démesurés. Un palais présidentiel bordé d'une rivière volontairement infestée de crocodiles.

 

            Des gens très riches y côtoient une grande pauvreté. Ville étrange, où une gêne s'installe au fur et à mesure de ses incohérences. Imaginez une capitale construite sur un village africain, avec d'immenses boulevards qui se croisent à 90° sur des kilomètres et qui se finissent presque tous... sur rien ! En effet, alors que celui par lequel nous sommes arrivés débouche de 8 voies à 2 voies sans transition (au retour, si vous n'êtes pas sur la bonne file, c'est le fossé), les autres s'arrêtent net. Vous êtes sur un boulevard propre, bétonné, éclairé et le pas suivant, c'est dame nature : de la terre et des plantes.

 

            Au déjeuner, nous retrouvons notre expatrié qui nous invite au restaurant. Un salaire attractif, des avantages fiscaux, un train de vie sans comparaison, une vie haute en couleur, et les restaurants à volonté, voilà quelques aspects de la vie de nos expatriés, bien avant les révoltes de 2004.

 

            Amusant de remarquer que nos concitoyens sont des "expatriés" quand ils quittent leur pays pour travailler ailleurs, alors que les étrangers sont des "immigrés" quand ils quittent leur pays pour travailler chez nous. Peut-être tout simplement parce que la plupart des expatriés rentreront un jour dans leur pays d'origine alors que les immigrés sont souvent des immigrants qui ne repartiront pas. Pays plus riches, plus tolérants ?     

 

            Bref, un voyage parmi les expatriés vous permettra de découvrir profondément un pays dont beaucoup d'aspects échapperont aux touristes.
            Après quelques achats de souvenirs vraiment locaux, comme un jeu d’Awalé, un autre jeu de Baoulé, des statues en ébène, des masques, tam-tam, etc... nous passons une soirée garantie dépaysement. Nous sommes une bonne dizaine et je suis le seul à ne pas connaître ce qui va suivre. Jean-Marc vient régulièrement et les autres vivent en Côte d'Ivoire depuis des années.

 

Nous garons les voitures au bord du bidonville et continuerons à pied. Les voitures sont gardées et nous avons déjà un guide connu. La nuit tombe et la rue est animée. Je ne suis pas trop tranquille et me place au milieu du groupe qui s'amuse un peu de mes réactions.

 

Puis nous entrons dans une petite cour, avec une table basse au milieu et des cases en bois et tôles ondulées tout autour. C'est là que nous allons dîner. On commence par une boisson, le temps de s'acclimater. Nous nous asseyons par terre, en cercle autour de la table basse.

 

Tout est payé d'avance et au fur et à mesure. La dame qui gère la table. Puis ceux qui vont chercher les boissons. Ensuite, on ressort dans la rue pour faire son menu. Les marchands plus ou moins ambulants proposent du poisson, du poulet, de l'attiéké[1], du riz, des fruits. Oubliez les normes d'hygiène ou repartez. Fuyez du regard cette casserole "nettoyée" à même le caniveau.

 

Seules certaines boissons ont de bonnes chances d'être aux normes. Sur les conseils avisés, je choisis un "poulet bicyclette", appelé ainsi car avant d'être mangé, il a fait la course avec les bicyclettes des rues. Il est forcement sain, sans hormones, musclé à force de courir, et comme il est bien cuit, c'est effectivement très bon. Les assortiments sont choisis en commun.

 

On retourne dans la cour avec les marchands qui déposent la nourriture à même la table. Au milieu, les tas d'attiéké et de riz et autour, les poissons, poulets et autres viandes. Pas d'assiette, de verre, de couvert. On mange avec les mains et c'est meilleur. Qui plus est, notre côté enfantin un peu gaulois ressort avec une facilité déconcertante.

 

L'ambiance est donc vite plus que 'bon enfant" et la bataille de nourriture est évitée de peu ! On attrape le riz ou l'attiéké avec les mains, en les malaxant avant de s'empiffrer. Le poulet bicyclette passe tout seul et je goûte aussi la carpe de mon voisin. Fruits en dessert. Bon appétit.


Après ce dîner déstabilisant, direction "Cabane Bambou".

 

"Tu connais pas la cabane bambou ?"

"Non ? C'est quoi ? C'est où ?"

"Tu verras."

 

            On reprend les voitures, vitres et portes fermées, pour se rendre dans un quartier guère plus brillant que le précédent. Toujours en groupe, nous entrons dans la fameuse cabane bambou. C'est entre un bar et une boite de nuit dans le plus pur style rendez-vous des aventuriers sans toit ni loi. De la musique, des tables et une piste de danse alors déserte.

 

            Nous nous installons à une table et commandons les boissons d'usage. On m'explique alors quelques us et coutumes locaux, comme la définition d'un bureau. Un bureau est ici une fille entretenue. Le nom "bureau" évite les malentendus avec les officielles. "Je vais au bureau". "Tu as un superbe bureau". "Mon nouveau bureau est plus cher mais bien plus agréable". Je vous laisse imaginer les discussions de machos sur leurs bureaux. Et oui, au pluriel, sans envisager que le bureau a aussi discrètement parfois plusieurs occupants !

 

            De plus en plus de monde arrive et je commence un peu à comprendre ce qui se passe ici. C'est presque une agence d'intérim. Bien sûr, notre groupe attire bien des regards, et certaines filles, comme cette superbe métisse afro-asiatique, ne passent pas inaperçues. De la taxi-girl à l'agence matrimoniale, chacun pourra se créer ses fantasmes selon ses envies ou sa morale.

 

            Pas vraiment motivé, mais poussé par mon groupe, me voilà dansant sur la piste avec une fille à la fois plus collante que de la cyanoacrylate et plus envahissante qu'une nuée de sauterelles. Aucun célibataire ne devant rester seul, il ne sera pas fait de dérogation. Elle ne me lâchera que lors de notre départ, malgré mes nombreuses tentatives d'évitement. Je n'affectionne pas de courtiser des courtisanes, question d'affectif.

 

            Les commentaires limite graveleux fusent dans notre groupe, y compris au retour dans la voiture, et sont prétexte à de bonnes rigolades.

 

D'autres soirées moins désinvoltes suivirent ainsi que des déjeuners en bord de piscine à eau de mer, avec des (vraies) biches vivant librement dans un sympathique hôtel-restaurant assez chic.


Décidément, la chance nous a beaucoup souri pendant mon séjour car on nous proposa une nouvelle expédition assez rare. Aller à Assinie en bateau privé. Son propriétaire nous invite en nous précisant que ce sera une des dernières chances de faire ce trajet qui devient trop dangereux.

 

Nous partons donc d'Abidjan sur ce bateau à moteur et pouvons ainsi apprécier les lagunes de la région. Puis on arrive dans un canal assez étroit, et qui n'est plus utilisé du fait des nombreuses attaques. Les voleurs allant jusqu'à faire tomber des arbres en travers du canal pour coincer leurs victimes. Mais notre hôte est bien armé et sort quelques fusils et boites de cartouches.

 

Comme je sais piloter un bateau à grande vitesse dans un étroit canal, il me laisse la barre pendant qu'il tire quelques coups en l'air pour dissuader d'éventuels malfrats. "C'est l'Afrique". Je me répète cette phrase plusieurs fois par jour afin d'éviter d'être trop décalé et de pouvoir faire face à la réalité. Ne pas trop réfléchir. Piloter sans erreur, car la moindre faute de pilotage est quasiment irrattrapable. On déjauge et les bords sont très proches, parfois un ou deux mètres. Jean-Marc me relaie et nous tirons quelques coups de fusil lors des passages les plus mal fréquentés.

 

Beaucoup d'expatriés de la région sont des militaires et sont donc habitués aux armes. De plus, les endroits comme Assinie sont très isolés et il est donc recommandé d'assurer soi-même sa propre sécurité. Par moments, on se croirait dans un tunnel tellement les arbres des rives sont hauts et nous recouvrent. Et si un serpent tombe à notre passage ?

 

Enfin, les berges s'éloignent et les armes sont posées. Le nom rassurant de "Club Med" est prononcé en passant devant et nous sommes presque arrivés. Notre adresse se situe "Kilomètre 14". De nombreux bungalows plus ou moins confortables sont installés sur cette langue de terre, entre un canal et la mer. Nous débarquons pour nous installer quelques jours dans la résidence secondaire de nos amis.

 

L'endroit est magnifique. Des bungalows cachés au milieu des cocotiers et une très belle plage à perte de vue des deux côtés. Une fois rassurés sur la sécurité du lieu, en grande partie grâce au Club Méditerranée et aux autres hôtels avoisinants, nous voici en vacances de vacances.


La baignade peut-être dangereuse du fait des courants et il est donc recommandé de rester au bord... ou de prendre un body surf. Super. Je commence à patauger avec le surf puis vais devenir un véritable accro du Morey Boogie. En effet, la barre de sable offre des déferlantes qui n'en finissent pas. La vague arrive avec un angle sur cette côte toute droite et on peut parcourir des kilomètres en surf sans s'arrêter.

 

Pas besoin d'un bon niveau grâce au body surf. On peut rester allongé dessus et il surfe même sur la mousse des vagues. Seuls les retours à pied me forcent à arrêter d'interminables runs. Je suis tellement enthousiaste de ces conditions parfaites que je fais certains "retours" en courant sur la plage. Des heures et des heures à glisser sur des vagues, dans un cadre merveilleux.

 

Le soir, barbecue et dîner en bord de mer. Le vent a la bonne idée de tomber avec la nuit comme il sait si bien le faire sous les tropiques. Des amis, de l'aventure, du sport nautique, un bon repas et un bon dodo... le Paradis !

 

 

"L'homme blanc a toujours une montre mais il n'a jamais le temps", proverbe Africain.

 

 

Il est temps de rentrer. En pirogue du kilomètre 14 jusqu'au 4x4 garé à Assinie, puis route vers Abidjan. Sur le chemin, on se fait parfois arrêter par des officiels, et au milieu des papiers de la voiture, on a négligemment laissé une invitation VIP du ministre. Cela peut éviter les problèmes ou petits dédommagements. Cette fois-ci, cela marche bien. Il lit l'invitation et nous la rend avec un grand sourire. "Circulez". Personne n'est dupe.

 

Sur l'autoroute annonçant Abidjan, certains passages se font à faible allure car de nuit, on devine les silhouettes traverser juste devant les phares. On klaxonne, fait des écarts et le pire est évité. Ni chèvre, ni pirogue, mais des Hommes. Ici, l'autoroute a été construite en zone habitée. Certaines familles avaient des maisons d'un côté et de l'autre côté du grand ruban de béton, avec les Parents ou des amis à aller voir. Faute de voiture... ils traversent à pied l'autoroute, même, et surtout, à la nuit tombante.

 

Quitter l'Afrique n'est jamais anodin. Beaucoup en tombent amoureux et y restent des années. Je me console en me disant "I will be back"[2].


Je suis effectivement retourné en Afrique, mais des années plus tard. Au Sénégal, au nord de la Côte d'Ivoire. A l'est des îles du Cap Vert. Ici aussi les Français ont fait beaucoup dans le passé et la plupart des routes, ponts, bâtiments, écoles ou hôpitaux datent de l'époque où la France était bien présente. Ce n'est pas un hasard si les anciens respectent autant les Français, car ils ont connu les avantages d'être encadrés par un pays développé.

 

Dakar est pleine de vie. Les différences sociales y sont énormes. Les riches roulent en Mercedes avec chauffeur. Les pauvres cirent les chaussures des chauffeurs. La solidarité nationale n'est encore qu'un discours politique, même si on est loin de l'égocentrisme des responsables du Swaziland. Heureusement, la famille prend le relais et assure un minimum de cohésion humanitaire.

 

Malgré tout, les Africains semblent heureux. Pour les touristes, cela reste une destination un peu magique. La magie noire fait d'ailleurs partie de leur culture. Mais au-delà des gris-gris et autres croyances, les us et coutumes ainsi que le style de vie sont tellement surprenants pour les Européens qu'ils se prennent à répéter la phrase qui remplace toute explication rationnelle "l'Afrique, c'est magique".

 

Lors de ce voyage, j'ai particulièrement apprécié l'art local. Notamment les peintures. Mes rencontres avec les artistes étaient fort bavardes et j'ai ramené quelques toiles au milieu d'autres créations artistiques. Leur imagination et débrouillardise sont impressionnantes. La récupération prend ici tout son sens. De la petite voiture faite à partir d'anciennes canettes en aluminium à la bouteille de whisky remplie de cacahuètes, rien ne se perd, tout se transforme.

 

Vivant aux Antilles, je suis particulièrement sensibilisé à l'histoire de l'esclavagisme. Je suis donc allé visiter l'île de Gorée qui était un haut lieu du départ des bateaux de la traite vers les Caraïbes. La petite île est charmante, presque un style méditerranéen. Les enfants se baignent et jouent librement. La vie y est paisible, de nos jours. Mais les livres, quelques bâtiments et musées sont là pour témoigner des atrocités commises à l'époque des pirates et négriers. Sur place, il est plus facile de voir le puzzle en entier de cette histoire. Du recrutement des esclaves à leur transport, on peut imaginer et comprendre ce qui se passait vraiment.


Loin des discours politiques et de la récupération démagogique, cette période est racontée ici avec des textes, des lois, des représentations picturales. Dans toute sa simplicité, dans toute sa cruauté. Pas plus de sadisme que dans le traitement des paysans européens, tout aussi esclaves, du Moyen Age. Pas plus d'humanité non plus. Les motivations sont purement économiques, c'est un trafic de main d'œuvre, comme cela existe de nos jours, avec des Asiatiques exploités au Moyen-Orient.

 

Bien sûr il faut garder la mémoire, pour que cela ne se reproduise plus, mais il faudrait sûrement aussi s'occuper plus des esclaves contemporains. Et surtout, sachons rester honnêtes et ne pas alimenter de thèses racistes.

 

 

Le taxi brousse pour aller à Mbour est un break 504 Peugeot des années 70, dans lequel nous sommes entassés à dix. N'oublions pas que le PNB[3]/Habitant est ici de moins de 1000$ (par an) contre plus de 10 000$ dans les DFA[4]. Très peu de gens ont une voiture et les autobus sont un luxe quasiment réservé à la capitale. Le taxi brousse s'arrête partout où on lui demande. Son toit est chargé du Fret. Les essuie-glaces sont hors service comme beaucoup d'équipements.

 

L'ambiance est bon-enfant. Les gens sont polis et plutôt joyeux. Leur bonne humeur et les paysages font oublier le manque de confort et de sécurité. La piste est parfois en bien mauvais état et ma joie d'arriver est décuplée de pouvoir me déplier et marcher en plein air. Le village de pêcheurs est authentique. Les ruelles sont en terre, les maisons en bois et tôles, et le progrès arrive doucement, de l'eau courante aux hors-bord des bateaux.

 

Visiblement, les pêches sont bonnes et il est facile de goûter le poisson frais dans les petits restaurants. Quelques artisans essaient de profiter un peu des touristes de passage. Je pense à envoyer une carte de la Poste, à ma Valentine, car nous sommes le 14 février. Malgré tous mes efforts et précautions, elle n'est jamais arrivée. Ici, rien n'est important. Peut-être est-ce là, la force et la faiblesse de ce continent.


           

L'Europe

 

 

Je vivais alors en Europe, sur la côte d'Azur. Les visites de mes amis ou de ma famille dans une région reconnue touristique m'ont appris que même si on travaille dans une région, il ne faut pas se priver d'y faire du tourisme.

 

Ailleurs pour soi est ici pour quelqu'un d'autre, et réciproquement.

 

Bien sûr, en période estivale, recevoir et participer aux vacances et fiestas des autres tout en travaillant présente certains dangers. Comme voir son clavier monter au ciel et vous exploser à la tête. A l'infirmerie du travail, ils m'ont expliqué que je me suis simplement endormi. Ma tête est tombée sur mon clavier, sans prévenir. Pas vraiment évanoui, médicalement parlant. Que je dois dormir plus et mieux manger le matin.

 

Quelques mises au point faites, j'ai pu profiter pleinement de ma région avec mes visiteurs, tout en travaillant, jusqu'à mes prochaines vacances, comprendre le prochain voyage.

 

Loin de bouder les régions proches, je profite d'un week-end musical à Amsterdam pour visiter cette ville qui a su garder son identité. Mon hôtel est dans une maison traditionnelle, en bord de canal, étroite et tout en hauteur. Le confort est d'époque. La visite des canaux en péniche permet d'apprécier les alignements parfaits des ponts.

 

J'aime les villes proches de la mer. Et quand elles sont lacustres, comme Venise, Port Grimaud, Jolly Harbour ou ici; cela leur donne un esprit insulaire. De plus en plus de personnes y vivent dans des péniches ou sur des maisons flottantes. Le style Waterworld n'est pas fait pour me déplaire. Les canaux et la mer ont pour moi un goût de liberté.

 

Une semaine à bord d'une péniche à naviguer sur les canaux dans la région de Sancerre m'a assez plu pour m'imaginer favorablement vivre sur une péniche quelques années, surtout si on peut bouger un peu.


De Nice, la Corse est tellement proche qu'on y allait parfois juste pour déjeuner dans un vrai restaurant corse. Aller et retour dans la journée très facile pour Bastia. Vue imprenable sur le Cap Corse de votre hublot. Ambiance garantie jambon sec et fromage qui marche tout seul. Promenades méditerranéennes tranquilles.

 

Ajaccio est plus Sud et cela se sent. 2a ou 2b affiché sur la plaque d'immatriculation des voitures, on ne peut le cacher. Les rivalités existent bien entre le Nord et le Sud, comme partout. La Corse a ses qualités et ses défauts, comme ses habitants, mais elle ne vous laissera pas indifférent.

 

Du fait de sa beauté et de son climat, beaucoup de "célébrités" y sont installées ou y ont une résidence secondaire. Elles y trouvent aussi le calme et la protection relative qu'offre une île. Et Paris est à moins de 2 heures.

 

Il est donc courant de croiser ces stars, surtout dans les avions. Certains ont leurs habitudes, le Paris Nice de 17h10 du vendredi soir... J'ai bien sûr croisé nombre d'entre eux, comme Renaud, Carlos, Noah, Bruel, etc... J'ai parfois eu envie de les aborder comme Nicolas Hulot que j'estime beaucoup mais qui a dormi tout du long d'un Singapour-Paris.

 

A l'occasion d'un tournoi de tennis, Agassi et Wilander sont à bord de mon vol pour Rio. Ils ne quittent pas leurs raquettes. Ils s'installent, regardent un film, mangent et dorment, bref, ils vivent un peu comme tout le monde. Du moins durant le voyage. A l'arrivée, chacun "reprend" sa vie...

 

Amusantes les rencontres en avions, parfois même intéressantes. A part les trois classes (Economique, Affaires et Première), tout le monde est logé à la même enseigne. Le même espace, le même temps, les mêmes occupations, les mêmes contraintes. Côte à côte pendant quelques heures, on discute donc assez fréquemment, pour souvent redécouvrir que le monde est petit.

 

En réalité, c'est notre environnement qui est "petit". Avec des dénominateurs communs proches, comme un niveau social, culturel, intellectuel, professionnel ou des loisirs, passions et lieux de prédilections font qu'on évolue malgré nous dans un monde quasiment délimitable.


"75 % de la population mondiale gagne moins de 2$ par jour.

350 familles possèdent 50% des richesses mondiales"

 

Chacun son "petit" monde. Le mien est entre ces deux extrêmes. Appelé classe moyenne des pays riches. Appréciable et apprécié plus on voit et comprend ces deux données, avec leurs conséquences.

 

J'apprécie donc d'aller passer quelques jours aux îles Anglo-Normandes sur le voilier de mes Parents. Nous connaissons bien ces îles et étions des habitués de Guernesey. Ces îles sont proches des côtes Françaises mais sont Britanniques. On roule à gauche, ce qui est encore plus déroutant du fait des petites routes où on se retrouve souvent au milieu. Les carrefours sont de véritables pièges à Français qui se retrouvent à droite après le croisement.

 

Chaque île à sa propre monnaie et ses propres billets, même si ce sont toutes des livres convertibles. Peu de taxes, proches des paradis fiscaux, des homards en abondance, un charme et une culture propre. Un shopping dépaysant, un savoir-vivre "so british", un archipel qui fait la joie de nombreux plaisanciers.

 

Pour mon retour, nous sommes déjà au mouillage devant la plage proche de l'aéroport de Jersey. Et comme à St Martin, je tente un accès direct du bateau à l'avion. Tandis que de nombreux touristes sont tranquillement à la plage et regardent les voiliers se balancer avec la houle, je descends dans l'annexe tout habillé, chemise, pantalon long, alors que tout le monde est en maillot de bain.

 

Je débarque donc de l'annexe avec mes chaussures à la main et mon trolley bleu, directement sur la plage de vacanciers, faute de quai. Je fais un peu extraterrestre avec ma tenue de ville et mes bagages au milieu des baigneurs et autres bronzés. Au moins, ils auront eu une attraction, même si je ne suis pas tombé à l'eau ! Passé la plage, je peux mettre mes chaussures et faire rouler mon trolley sur cette petite route de campagne qui longe la piste d'atterrissage. Le policier gardant l'aéroport fut quelque peu surpris de me voir arriver à pied. Mais bien sûr, il garda son flegme... britannique.

 

A Madrid, je dois inconsciemment chercher la mer comme au Portugal, car je me rappelle surtout d'une grande cascade d'eau que l'on peut observer de l'intérieur. Des gens très gentils, mais je rêve d'autre chose.

 

 


Rêves de Polynésie aux îles Hawaï

 

Fanatique de planche à voile, et à l'occasion du championnat du monde de Funboard, je mets le cap sur Hookipa. Trois billets d'avion sur trois compagnies aériennes sont nécessaires pour s'y rendre. Nice-Paris-Los Angeles-Paris-Nice sur Air France, Los Angeles-Honolulu-Los Angeles sur United Airline et Honolulu-Kahului-Honolulu sur Aloha Airline.

 

Quelques heures de vols en perspective, mais cela commencera royalement par un surclassement en Première Classe. J'ai gardé la carte d'accès à bord de ce voyage en siège 01K, qui est le même que le 01A sur tribord. Le premier rang est tellement avancé qu'on y est plus en avant que le pilote, sur ce Boeing 747. Nous sommes dans le nez de l'avion, alors que pilote est au-dessus, un peu en arrière.

 

 

Paris-Los Angeles sur l'AF 005 du 29 octobre 1989 en First Class

 


Sites Web

 

 

Pour vous aider à organiser vos voyages, Airbleu.com est l'annuaire mondial des compagnies aériennes. Les 500 sites Internet de toutes les compagnies aériennes accessibles en un click, via votre cyber-agence http://www.airbleu.com

 

Pour des informations plus à jour, ou complémentaires à ce livre, vous pouvez consulter par Internet le site web officiel à l’adresse suivante : http://www.triptyques.com

 

Autres sites web disponibles : http://triptrop.free.fr , http://perso.orange.fr/triptyque et http://www.airtropical.com

 

Le site web du livre "Triptyque Tropical", du même auteur : http://www.gotoyacht.com

 

 

 

 


 

 

Liste des Pays

 

 

Notre monde actuel compte 192 pays dont l’indépendance est reconnue par la plupart des autres pays et la communauté internationale au 1er janvier 2004. À l'exception du Saint-Siège (Vatican), ces pays sont tous États membres de l'Organisation des Nations Unies.

 

La colonne inoubliable est par définition, discutable. Le but de cette liste est surtout de pouvoir accéder directement au chapitre où est évoqué tel ou tel pays. Ce livre ne peut être un guide de voyage étant donné le nombre de pays parcourus.

 

La région des Antilles est, par contre, traitée plus en détails dans le livre "Triptyque Tropical" du même auteur, avec des informations très utiles, surtout aux navigateurs.

 

Les chapitres sont ici référencés par un numéro et une lettre. Le numéro indique une des 3 parties du livre (appelé "voyage") et la lettre un des 7 chapitres de chaque partie (de a à g donc). Exemple 2c indique, grâce au sommaire, le troisième (c) chapitre de la partie 2, donc la "Polynésie Française" du Voyage Sympathique.

 

 

* D'après le Quid, on peut considérer les DOM/TOM comme pays, ainsi que les Antilles Néerlandaises.

 

** Hong Kong a été recolonisé par la Chine

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Pays

Inoubliable

Chapitre

 

 

 

Allemagne

Porsche

3b

Antigua-et-Barbuda

Plongées à Barbuda

1g

Antilles Néerlandaises*

Statia et sa capitale

1g

Australie

Kuranda Scenic Railway

3a

Barbade

Sam Lord Castle et sa plage

1g

Belgique

ses chocolats

3b

Brésil

Copacabana

2g

Cap-Vert

les navigateurs

1a

Corée du Sud

le shopping

3e

Côte d’Ivoire

Assinie

1a

République Dominicaine

Les peintures

1g

Dominique

Montain Chicken

1g

Égypte

Les Pyramides

2a

Espagne

Les Tapas de la Corogne

1b

États-Unis

Les Twins ? Mauï, Vegas,

1cd,2d,3d

France

l'Opéra de Nice

1b

Grèce

le Parthénon

2b

Grenade

Nutmeg (noix de muscade)

1g

Guadeloupe*

Le lagon de St François

1g

Guatemala

Les couleurs des tissus

3g

Guyane*

La jungle

2g

Hong Kong (Chine)**

Macao et ses salles de jeu

3f

Irlande

Le froid

1c

Italie

Venise, Florence... et la nourriture !

3b

Japon

Les Ryokans (hôtels locaux)

1e

.../...

 

 


 

 

Pays

Meilleur Souvenir

Chapitre

 

 

 

Maroc

Marrakech

2a

Martinique*

ses jus de fruits

1g

Maurice

L'île aux cerfs

1f

Mexique

Les plongeurs d'Acapulco

3g

Monaco

ses casinos

3b

Nouvelle-Calédonie*

Clud Med "Château Royal"

3c

Nouvelle-Zélande

L'écologie

3a

Pays-Bas

ses canaux

1b

Polynésie Française*

L'arrivée en avion à Bora-Bora

2c

Philippines

Le trajet en pirogue à Mindoro

3f

Portugal

le vieux Lisboa et ses chanteurs de Fado

1b

Réunion*

Cilaos

1f

Royaume-Uni

les îles anglo-normandes (Guernesey...)

1b,2b

Saint-Kitts-et-Nevis

le calme de Nevis

1g

Sainte-Lucie

les Deux Pitons

1g

Saint-Vincent

et ses Grenadines

1g

Sénégal

M Bour, village de pêcheurs

1a

Seychelles

La Digue, île assez sauvage

2f

Singapour

ses jolies filles ;-)

2e

Suisse

ses chocolats

3b

Thaïlande

son plus grand restaurant du Monde

2e

Tunisie

la côte entre Tunis et La Marsa

2a

Turquie

le souk

2b

Vatican

ses richesses picturales

3b

Venezuela

Los Roques (atoll)

1g

.../... ?

 

 

 


Cartes

 

 

 

 

Dépôt légal : Septembre 2008. ISBN : 978-2-9518651-1-2



[1] L'attiéké est un couscous (semoule) ivoirien issu directement du manioc

[2] Je reviendrai

[3] Produit National Brut

[4] Départements Français d'Amérique.